Après une année 2024 très perturbée, le maritime affiche une amélioration de la qualité de service perçue, mais demeure le mode le moins bien noté sur la satisfaction globale.
Conjoncture et prix
Les volumes maritimes sont majoritairement stables : 58 % des répondants déclarent des volumes stables en 2025 et 62 % anticipent une stabilité en 2026.
Les prix progressent en moyenne de +2 %, avec de fortes disparités : un tiers du panel observe une stabilité, un tiers une baisse et un tiers une hausse.
Près de trois quarts des répondants ont recours à des commissionnaires de transport pour leurs flux maritimes, une proportion en progression par rapport au panel des deux éditions précédentes.
Satisfaction et différences avec les années passées
La qualité de service globale progresse à 3,08/6, contre 2,59/6 l’an dernier, mais reste inférieure aux niveaux observés pour le routier, le fluvial et le ferroviaire.
La relation client et la traçabilité constituent les principaux points de satisfaction du mode maritime.
La réactivité, la capacité d’innovation et le respect des délais demeurent les critères les plus faibles ; le respect des délais progresse néanmoins de +0,61 point par rapport au baromètre précédent, ce qui s’explique aisément au vu de la conjoncture.
Ports et compagnies maritimes
Les ports français progressent nettement : 78 % des répondants se déclarent satisfaits ou très satisfaits, soit 13 points de plus qu’en 2024 et 18 points de plus qu’en 2023.
HAROPA, le Grand Port Maritime de Marseille et le port d’Anvers constituent les trois ports les plus utilisés par le panel.
CMA CGM reste la compagnie maritime la plus sollicitée, citée par 76 % des répondants, et obtient un niveau de satisfaction élevé avec 82 % de répondants satisfaits ou très satisfaits.
Les choix de ports restent d’abord guidés par les coûts, les risques de congestion/blocages et les franchises, davantage que par le fait de choisir un port français.
Enjeux de l'exercice à venir
Les utilisateurs du maritime placent en tête la maîtrise des coûts, suivie de la qualité de service et du renforcement de la démarche RSE transport.
La résilience et l’agilité de l’organisation transport restent également présentes, mais derrière ce trio de priorités, la digitalisation et les services différenciants demeurent les moins prioritaires.
La maîtrise des coûts fait consensus dans les trois secteurs les plus représentés ; la démarche RSE remonte en deuxième position pour l’industrie agroalimentaire et le commerce de détail, mais seulement en cinquième position pour l’industrie chimique.
Pré et post-acheminement
La route reste quasi systématique pour les flux de pré et post-acheminement sur le territoire français, utilisée par 98 % du panel.
Le combiné rail-route (35 %) et le combiné fleuve-route (28 %) apparaissent comme les principales alternatives utilisées, tandis que le ferroviaire et le fluvial conventionnels restent inférieurs à 10 %.
Report modal
Au regard du poids de la route en pré et post-acheminement, le potentiel de report modal porte d’abord sur la montée en puissance des solutions combinées, déjà identifiées par les Chargeurs du maritime comme les principales alternatives.
Pour développer le report modal vers le fluvial ou le ferroviaire, les Chargeurs du maritime attendent d’abord des infrastructures performantes et une amélioration de l’offre, avant les incitations financières, la réglementation et la stratégie de l’État.
Le ferroviaire apparaît comme le mode massifié le plus adapté aux besoins des utilisateurs du maritime : 50 % estiment que le combiné rail-route correspond totalement ou partiellement à leurs besoins, contre 38 % pour le ferroviaire conventionnel et 29 % pour le fluvial conventionnel comme pour le combiné fleuve-route.
Les critères d’amélioration de l’offre attendus sont la fiabilité, la flexibilité et la compétitivité prix ; parmi les leviers envisagés, la prise en compte du coût du carbone est citée par 36 % des répondants, devant la fixation d’objectifs de report modal (29 %).
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Pour en savoir plus, téléchargez le Baromètre de perception des Chargeurs sur le transport routier 2026, réalisé par nos experts Hind Laghmam and Guillaume Chauvenet, en collaboration avec l’Association des Utilisateurs de Transport de Fret (AUTF).