Le ferroviaire progresse en satisfaction globale mais demeure pénalisé par une perception contrastée de sa fiabilité, de sa réactivité et de sa compétitivité prix.
Conjoncture et prix
Le panel observe une stabilité dominante des volumes : 49 % des répondants déclarent des volumes stables en 2025 et 59 % anticipent une stabilité en 2026.
La hausse moyenne des prix atteint +2,01 % à flux comparables ; aucun répondant ne déclare de recul des prix du transport ferroviaire.
La compétitivité prix par rapport à la route reste partagée : 43 % du panel la juge bonne, très bonne ou excellente, tandis que 43 % l’estiment insuffisante, très insuffisante ou non compétitive.
Satisfaction et différences avec les années passées
La qualité de service globale progresse à 3,38/6, contre 3,10 l’an dernier ; cette évolution doit toutefois être interprétée avec prudence compte tenu d’un panel comprenant davantage d’utilisateurs du transport combiné rail-route.
La relation client reste le premier point fort du ferroviaire (3,91/6), devant le traitement des litiges et les aléas avant prise en charge de la marchandise.
La traçabilité progresse fortement, à 3,04/6 contre 2,59/6 l’an dernier, mais demeure seulement en septième position.
La réactivité reste le principal irritant avec 2,45/6, malgré une amélioration par rapport à l’an dernier.
Les utilisateurs du transport combiné uniquement sont en moyenne moins satisfaits que les utilisateurs du ferroviaire conventionnel, notamment sur le respect des délais et la traçabilité.
Enjeux de l'exercice à venir
Les répondants au baromètre ferroviaire placent en tête les enjeux classiques : maîtrise des coûts, qualité de service, puis agilité et résilience de l’organisation transport.
La digitalisation du transport et les services différenciants restent les moins prioritaires, malgré quelques exceptions sectorielles : l’industrie chimique accorde davantage de poids à la digitalisation, tandis que l’industrie agroalimentaire place les services différenciants vis-à-vis de ses propres clients plus haut dans ses priorités.
Le classement évolue selon les secteurs : le commerce de détail et l’industrie agroalimentaire font remonter la démarche RSE transport, tandis que la construction / BTP / génie civil place la qualité de service en première position.
Organisation du transport
Le transport ferroviaire reste une affaire de spécialistes : les entreprises ferroviaires demeurent les interlocuteurs privilégiés, devant les commissionnaires et les opérateurs de transport combiné.
Report modal
Pour maintenir et développer le report modal vers le ferroviaire, les Chargeurs attendent avant tout une performance opérationnelle renforcée : disponibilité des infrastructures et amélioration de l’offre.
Les attentes vis-à-vis de l’État – stratégie de développement du mode, incitations financières et signaux réglementaires – restent déterminantes, en particulier pour les non-utilisateurs du ferroviaire.
La prise en compte du coût du carbone apparaît comme le premier levier envisagé par les utilisateurs du ferroviaire (37 %) ; à l’inverse, 41 % des non-utilisateurs n’envisagent pas de report modal.
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Pour en savoir plus, téléchargez le Baromètre de perception des Chargeurs sur le transport ferroviaire et combiné 2026, réalisé par nos experts Hind Laghmam et Guillaume Chauvenet en collaboration avec l’Association des Utilisateurs de Transport de Fret (AUTF).