Assurance

Assurance santé : Un modèle économique menacé, un modèle économique à repenser

Le 14/11/2014

Près de deux ans après la signature de l’ANI et l’annonce par le Président de la République d’une « complémentaire santé pour tous » passant par la définition d’un nouveau contrat responsable, les acteurs de la protection sociale complémentaire font face à un paradoxe.

Ces deux réformes, dont les effets risquaient d’être radicaux à moyen terme, se sont effilochées, étirées dans le temps à tel point que chaque acteur peut encore espérer durer sur le marché, tout du moins le proclame.

En revanche, les amendements, changements, circonvolutions qu’ont connus ces évolutions réglementaires  en ont fait « in fine » des objet complexes, confus, dont la mise en œuvre  pèsera sur les coûts des complémentaires santé. Elles vont rendre également  la vente de leurs produits encore plus difficile  face à  des TPE et individus qui ne comprennent rien aux subtilités qu’elles ont engendrées.

Deux tendances, que nous avions annoncées dès l’année dernière, semblent toutefois se confirmer.

Le modèle économique de la complémentaire santé va se dégrader de façon significative, au moins  dans les années qui viennent.

La valeur ajoutée des assureurs santé va être de plus en plus discutée par les adhérents  qu’ils soient  individus ou petites entreprises. Ces premiers vont avoir de plus en plus de mal à n’être que les « petits postiers » des désengagements de la Sécurité Sociale et de taxes diverses et variées. Il va leur être également difficile  de n’être que des distributeurs  de produits de plus en plus complexes à comprendre.

Face à la dégradation de leur  modèle économique et surtout face à la normalisation grandissante de leurs produits, les assureurs  complémentaires  vont devoir  trouver une  nouvelle légitimité   et « réinventer » un modèle économique différent:

A court terme ceux-ci font le gros dos, s’appuient sur des alliances, des rapprochements, rationalisent  leur gestion pour limiter la dégradation de leur modèle économique. Ils sont toutefois confrontés  à la complexification  grandissante de l’administration des contrats qu’impose la réglementation.

A moyen et long terme la question  de leur rôle est posée. Va-t-on vers la construction d’usines distribuant et gérant des produits de plus en plus encadrés  et servant de soupapes à un régime obligatoire  asphyxié par la croissance des dépenses de santé ? Au contraire les assureurs santé s’appuyant sur leur  leur plus grande agilité, les évolutions technologiques grandissantes et la baisse du coût de celles-ci  en profiteront ils pour (re) venir vers une plus grande gestion du risque : moins « d’assurance-consommation » plus de « d’assurance-santé »?  Mais  dans ce dernier cas, le Régime Obligatoire leur en laissera-t-il le loisir ?

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