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7ème édition du Baromètre des Grandes Entreprises françaises

Par Eurogroup Consulting, Le 20/01/2014

Depuis 2008, le Baromètre des Grandes Entreprises sonde le moral des dirigeants. L’objectif de cette enquête annuelle, pilotée par le cabinet de conseil en stratégie et organisation Eurogroup Consulting en partenariat avec l’Observatoire BFM Business, est d’évaluer le dynamisme et les défis de l’économie française.

Cette année, une centaine de dirigeants – tous membres de Comex - de grandes entreprises (60% du CAC 40 ou SBF 120), représentant un panel sectoriel large, ont répondu au questionnaire entre le 6 décembre 2013 et le 7 janvier 2014. Vision prospective, analyse du fonctionnement de l’entreprise, priorité opérationnelle, principaux défis… ces dirigeants ont même été interrogés sur leurs vœux pour 2014.

Retour sur les principaux enseignements de ce Baromètre :

Dans le match optimistes-pessimistes, les optimistes restent gagnants sur  les 4 critères - activité, rentabilité, investissement, évolution des effectifs

Toutes les prévisions sont majoritairement à la hausse à l’étranger et stables en France. Le décrochage, initié en 2013, entre les prévisions des grandes entreprises françaises en France et les prévisions de ces mêmes entreprises à l’étranger, tend à s’accentuer, à l’exception de l’investissement. Et ce, à la faveur de l’étranger.

Si aucune différence sectorielle n’est constatée, la différentiation existe par la taille : les dirigeants du CAC 40 sont plus optimistes que ceux des autres grandes entreprises, à l’exception des critères de la rentabilité en France et les effectifs à l’étranger.

Cette année, comme en 2013, les indicateurs de moyens (investissement, effectifs) sont globalement contra-cycliques avec ceux de la performance (activité, rentabilité). En 2014, différence fondamentale avec 2013, les tendances sont opposées : alors que les grands patrons ont une moins bonne vision de la performance de leur entreprise, ils se projettent sur leurs moyens, surtout les investissements

Après des années d’action-réaction au « yoyo » de la performance jusqu’en 2012, les grands patrons ont adopté le pragmatisme en 2013. En 2014, ils s’accrochent : c’est l’année de la résistance

Plus que jamais, l’obsession des patrons reste la croissance

La poursuite du ralentissement économique, les contraintes sociales et fiscales, les risques de défaillance des clients et les pesanteurs institutionnelles françaises et européennes sont en tête des préoccupations externes des patrons des grandes entreprises. Retrouver la stabilité et la prévisibilité s’avère un enjeu clé. Les menaces extérieures telles que les OPA, la contrefaçon, la défaillance des partenaires stratégiques, le cours du pétrole, le resserrement du crédit - autant de sujets longuement rebattus ces dernières années - ont perdu leur pouvoir anxiogène.

Les préoccupations internes restent inchangées par rapport à 2013. A l’exception des coûts de production / de main d’œuvre – facteur purement économique - et de la résistance au changement, la situation est plutôt favorable. Les grandes entreprises manifestent d’ailleurs une forte confiance dans leurs ressources, après des années d’efforts.

Réduire les coûts et réaliser une croissance organique sont les deux principaux défis évoqués, comme en 2013. En 2014, la rationalisation des coûts est même considérée comme le premier levier de croissance à actionner. De ce fait, ne cherchant pas à remplacer les départs, les grandes entreprises réduisent leur masse salariale.

La boîte à outils des grands dirigeants ressemble à celle de 2013 : améliorer la productivité, reconstituer une rentabilité dégradée. Le lancement de nouveaux produits est moins prioritaire qu’en 2013, même s’il se renforce d’investissements marketing. 

S’il est encore trop tôt, début 2014, pour tirer des conclusions, l’analyse des réponses des patrons français interrogés dans le cadre du Baromètre des Grandes Entreprises, invite à la confiance. Conscientes de leurs marges de manœuvre, elles semblent apprivoiser le nouveau paradigme économique. S’inventer un nouveau territoire de développement dans un monde aux ressources rares, dessiner des perspectives d’innovation… 2015 sera-t-elle l’année de l’optimisme ? Non pas au sens d’un avenir radieux, mais du sentiment de la capacité à agir. Les dernières décisions de réduction des charges annoncées depuis la réalisation de ce Baromètre devraient conforter cette tendance.

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