Transport, mobilité et logistique

Edition 2014 - Le Baromètre de perception des chargeurs sur le transport ferroviaire

Le 03/04/2014

A l’ occasion de la 31ème édition de la SITL Europe (Semaine internationale du Transport et de la Logistique), le cabinet de conseil en stratégie et organisation Eurogroup Consulting publie, en partenariat avec SITL, RFF, l’AUTF et ECR France, la deuxième édition du Baromètre de perception des chargeurs sur le transport ferroviaire.

Forces en jeu, lisibilité du secteur, satisfaction et insatisfaction des chargeurs sur les modes de transport utilisés… la vision de près de 85 chargeurs industriels,  distributeurs, et commissionnaires de transport, éclaire les perspectives de développement du transport ferroviaire, à l’échelle européenne.

Décryptage des résultats présentés par Anne-Laure Noat, associée d’Eurogroup Consulting, lors de la 5ème Journée Européenne  du Fret Ferroviaire.

Pour la deuxième année consécutive, Eurogroup Consulting donne la parole aux chargeurs. La répartition modale a-t-elle évolué, depuis 2013 ?

Prescripteurs sur les modes de transports utilisés, les chargeurs sont au cœur des préoccupations des sociétés de transport. Cette année, le panel européen – 84 acteurs, dont 73% d’industriels –, a répondu à notre questionnaire en ligne entre le 16 janvier et le 7 mars 2014. Les faits marquants confirment les tendances de 2013.

La route reste le mode le plus utilisé pour transporter les marchandises – pour plus de 80% des sondés, devant le transport ferroviaire conventionnel (60% des chargeurs) et le transport routier rail/route. Pour l’ensemble des types de marchandises, la route reste privilégiée. Les marchandises de la métallurgie (40%), l’automobile et les produits dangereux et chimie sont les marchandises les plus transportées par la voie ferroviaire.

Insatisfactions, satisfactions…, comment entendez-vous la parole des chargeurs ?

Les insatisfactions des chargeurs restent tout aussi préoccupantes qu’en 2013. 50% d’entre eux (60% en 2013) soulignent le manque de lisibilité de l’offre et du paysage ferroviaire français. Organisation du système très complexe, manque de transparence vis-à-vis des utilisateurs, avenir incertain, complexité des tarifs, totale illisibilité de l’offre wagon isolée… sont les principaux griefs exprimés. 80% dénoncent le manque d’adéquation de l’offre ferroviaire par rapport à leurs besoins. 60% des acteurs ne sont pas sollicités pour transporter les marchandises par le fer. Lorsqu’ils le sont, c’est principalement par leurs clients et par l’interne.

La satisfaction semble réservée aux acteurs qui utilisent le transport routier et le transport combiné rail/route.

Par ailleurs, les chargeurs estiment que le prix du transport routier ou ferroviaire pourrait avoir un impact sur leur choix de transport, ainsi une hausse de 5 à 10% du prix ferroviaire entraînerait un report modal. Le coût et la hausse du prix de l’énergie sont les deux facteurs de report modal.

Finalement, les critères de choix du fret ferroviaire restent les mêmes qu’en 2013 : côté atouts, le respect de l’environnement, la sécurité et l’intégrité des marchandises, l’adaptation aux marchandises transportées ; côté freins, le respect des délais, le coût, la difficulté de dessertes des sites logistiques.

Comment projetez-vous l’évolution du transport ferroviaire français dans les prochaines années ?

Ce deuxième Baromètre confirme les points saillants de la première édition. Les perspectives s’avèrent encourageantes pour le transport combiné rail/route et le fret ferroviaire conventionnel.

Plus de 50% du panel parie sur un fort développement du transport combiné rail/route dans les prochaines années. Et ce, du fait de sa flexibilité, du respect de l’environnement, de son adaptation à un grand type de marchandises.

Les chargeurs sont 20% à miser sur le fret ferroviaire conventionnel. La saturation des routes et la possibilité de transporter des volumes importants sur de longues distances jouent en faveur de ce mode.

97% des chargeurs seraient prêts à augmenter leur part dans le transport ferroviaire conventionnel, à condition que certaines actions soient mises en œuvre : l’amélioration de la qualité de l’offre, l’optimisation de l’attractivité des coûts, la concentration sur l’innovation et le développement des lignes.

Pour répondre aux enjeux de société et aux attentes des chargeurs vis-à-vis du mode ferroviaire, il est sans doute fondamental d’offrir une meilleure compétitivité à ce mode. Un des leviers pourrait être la mise en relation des entreprises de transport entre elles, ce qui impliquerait au préalable une simplification du nombre d’interlocuteurs et du rôle des acteurs. Le système ferroviaire est-il prêt à se simplifier pour permettre une mutualisation des flux de de transport ?

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